Prix Louis D

Comparer la „corruption” politique aujourd’hui dans les nouvelles démocraties (CCPND)

Projet de recherche financé dans le cadre de la Coopération entre l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) et l’Autorité Nationale pour la Recherche Scientifique et l’Innovation de Roumanie (ANCSI) à travers l’Institut roumain de Physique Atomique (IFA).Le projet est porté par l’Université de Bucarest (Roumanie), en partenariat avec l’Université Bordeaux d’Avignon (France) et la Nouvelle Université Bulgare (Bulgarie).

Equipe 

L’Université de Bucarest

 

La Nouvelle Université Bulgare

 

L’Université d’Avignon

 

Alexandra Iancu, Chargée de cours (Chef de projet)

Silvia Marton, Chargée de cours

Andrei Sorescu, Doctorant

Alexandra Oprea, Master II

Maria Chiriloaia, Master II

 

 

Petia Gueorguieva, Professeur Assistante (Chef de projet)

Anna Krasteva, Professeur


Antony Todorov,  Professeur

Katya Hristova-Valtcheva, Maître de conférence

Evelina Staykova,  Professeur Assistante

Ildiko Otova, Chercheuse

Frédéric Monier, Professeur (Chef de projet)

Stéphane Durand, Professeur

Marco Bar, Doctorant

Nathan Brenu, Doctorant

 

 

 

Description

Dans les démocraties occidentales, la recherche sur l’intégrité en politique et l’histoire de la dénonciation des dérives du pouvoir a déjà donné lieu à d’amples études (Thompson 2000, Garraud 2001, Garrard & Newell 2006, Monier 2013). Par contraste, il existe très peu de comparaisons sur les significations changeantes des bonnes pratiques en politique dans les pays ECO (Mungiu-Pippidi 2010, Cieger 2013, Marton 2014). Comment les acteurs politiques et l’opinion publique internalisent les définitions changeantes de ce qui est dévoilé ou condamné sous l’étiquette de « corruption » à travers la région ? Y a-t-il des convergences ou encore des dissemblances quant aux réformes visant l’intégrité politique dans les nouvelles démocraties européennes ?

Le projet part de la prémisse qu’il n’y a rien d’incontournable ou de régional dans les mauvaises pratiques du pouvoir. On considère que bien au-delà des similitudes des formules standard employées dans les discours publics, il existe une grande diversité des significations rattachées à la corruption politique à travers les postcommunismes. CCPND comprend donc « la corruption » comme un phénomène politique construit du point de vue social (Johnston 1996) et comme une catégorie à problématiser, à contextualiser et à historiciser. Ce choix épistémologique s’inscrit dans le constructivisme « modéré » selon lequel les pratiques du pouvoir et les discours qui les accompagnent sont en processus de définition et de redéfinition permanent par les différents acteurs sociaux et politiques (Monier et al. 2014). Nous considérons que la corruption renvoie à un ensemble de jugements critiques portés, par les contemporains, sur des techniques d’influence et d’intérêt que l’on estime contraires à l’intérêt général (Dard et al. 2014). 

CCPND invite les sciences sociales du politique (notamment science politique, histoire, sociologie, anthropologie) à étudier les sources et les formes de la convergence dans la dénonciation des pathologies politiques sous l’angle de la corruption. Les trois axes du projet suivent :

(a) les origines et héritages du passé (l’impacte de l’histoire de la période pré-communiste et communiste et  l’étape des réformes et l’européanisation en trompe-l’œil) 

(b) les modalités d’expression (les constructions idéologiques et le discours des élites politiques sur « la corruption »)

 (c) les conséquences politiques (les nouvelles notions du « commun » et du « public » produites par le discours anti-corruption ; la typologie institutionnelle qui résulte des politiques anti-corruption).

Activités déroulées dans le cadre du projet:

L’organisation d’un colloque international « Dénonciations et pratiques de corruption politique dans les nouvelles démocraties » (10-11 novembre 2016, Bucarest)

Mobilités de recherche et missions d’enseignement de l’équipe bulgare et roumaine à l’Université d’Avignon et à la Nouvelle Université Bulgare (novembre et décembre 2016).

FONDATEURS