Prix Louis D

Télévisions et nations en « semi-périphérie » européenne: comment constituer une identité nationale par la télévision (1958-1980). Études de cas : la Roumanie, la Bulgarie et la Belgique

Projet de recherche financé dans le cadre de la Coopération entre l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) et l’Autorité Nationale pour la Recherche Scientifique et l’Innovation de Roumanie (ANCSI) à travers l’Institut roumain de Physique Atomique (IFA).

Le projet est porté par l’Université de Bucarest (Roumanie), en partenariat avec l’Université de Namur (Belgique) et l’Université Saint-Clément d’Ohrid (Bulgarie).

 

Equipe

Université de Bucarest

Roumanie

Université de Namur

Belgique

Université Saint-Clément d’Ohrid

Bulgarie

Romina SURUGIU, maître de conférences, chef de projet

Alexandru MATEI, chercheur

Angelica MARINESCU, chercheure

Anne ROEKENS – professeure, chef de projet

Alexandra MICCICHE - doctorante

Annemarie MARINKOVIC – chercheure

Vyara ANGELOVA, professeure, chef de projet

Snejana POPOVA, professeure

Bistra VELITCHCKOVA, doctorante

 

Description projet

Notre projet vise une analyse interdisciplinaire regroupant recherche et interprétation d’archives (territoire historique), méthodologie de comparaison empruntée à la world system analysis (I. Wallerstein) et l‘étude de programmes (television studies). 

 L’étude de l’histoire de la télévision européenne rend déjà compte, depuis la fin des années 2000, d’une situation plus complexe qu’il n’y paraît de prime abord. Néanmoins, ce constat issu des Socialist Television Studies (Mihelj, 2014, Imre, 2016) est encore trop souvent contrebalancé par une vision monolithique de la télévision dite « occidentale », hâtivement taxée de « télévision commerciale » ou de « télévision de service public ». Goddard (2011) prend pour critère, à la différence de la « télévision socialiste », la télévision dans les « régimes autoritaires » européens, ce qui justifie en l’occurrence la présence de l’Espagne et de la Grèce, mais oublie à son tour des pays comme la Belgique ou la Suisse, là où le statut culturel de la « nation » pose question.  

La mobilité des membres de notre consortium va se dérouler en deux étapes. Au bout des premiers trois mois de recherche, chaque équipe devra rendre un rapport de recherche bibliographique. Une réunion aura lieu à Namur. Ensuite, deux membres de chaque équipe se rendront un mois dans chacune des universités partenaires (6 mois de mobilité). Une autre réunion, qui aura lieu à Bucarest, donnera lieu à la présentation du bilan de cette étape. Pour l’automne 2017, un colloque international sera organisé à Bucarest.  

Au terme de ces analyses, nous croyons être capables de répondre à deux questions : comment les émissions de télévision, surtout les journaux télévisuels, en Belgique, en Bulgarie et en Roumanie, rendent compte du statut particulier de chacun de ces pays au sein des blocs politiques et économiques auxquels ils appartenaient, tant à une échelle régionale qu’à une échelle européenne ? Quelles sont les conséquences de ces statuts respectifs sur la politique culturelle promue par ces trois télévisions nationales, en termes de sujets abordés et de sujets censurés ? 

La portée de ces analyses devra être calibrée à l’aune des contextes historiques européens et nationaux, culturels et politiques. Pour ce faire, les équipes travaillant respectivement sur chacun des trois pays membres du consortium concentreront leurs travaux sur les archives nationales et les résultats seront discutés lors des rencontres selon le programme de la recherche.  

Activités :

Atelier « Télévisions et nations en “semi-périphérie” européenne », Bucarest, le 25 novembre 2016 

 

FONDATEURS